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Dureté de l’eau à Aubonne

Sur le territoire de la commune d’Aubonne, il n’y a pas une eau mais plusieurs. Les Services industriels publient deux documents distincts pour deux réseaux, et une troisième localité relève d’un tout autre distributeur.

Cette page présente les valeurs telles qu’elles sont publiées, réseau par réseau.

Les deux réseaux documentés par la commune

Réseau d’Aubonne Réseau de Montherod
Dureté totale 2025 30,5 °F 29,5 °F
Classe assez dure assez dure
pH · Conductivité 7,7 · 577 µS/cm 7,6 · 578 µS/cm
Calcium · Magnésium 97,4 · 15,1 mg/l 88 · 16,0 mg/l
Nitrates 17,7 mg/l 11 mg/l
Traitement totalité de l’eau désinfectée par ultraviolets aucune désinfection nécessaire
Prélèvements en 2025 41 31

Une précision de lecture s’impose. Les deux documents publient une valeur moyenne de dureté, sans minimum, médiane ni maximum. Ce ne sont donc ni des mesures ponctuelles, ni des fourchettes. Nous les reproduisons telles quelles, sans en déduire d’amplitude.

Aucune moyenne n’a été calculée entre les deux réseaux : ce sont deux eaux distinctes, distribuées à des habitants différents.

Pourquoi deux réseaux dans une seule commune

Parce que la commune actuelle résulte d’une fusion. Le décret du Grand Conseil vaudois du 22 septembre 2020 a réuni les communes d’Aubonne et de Montherod en une seule et nouvelle commune sous le nom d’Aubonne, dès le 1er janvier 2021.

Les infrastructures d’eau, elles, n’ont pas fusionné. Les Services industriels de la commune continuent d’exploiter et de documenter séparément le réseau d’Aubonne et le réseau de Montherod, avec deux informations annuelles distinctes.

C’est une situation fréquente en Suisse romande, où les fusions communales des vingt dernières années ont souvent devancé le regroupement des réseaux d’eau.

Deux provenances qui se recoupent en partie

Le réseau d’Aubonne est alimenté par les sources de la Reculannaz à 80,1 %, les sources de Plan à 16,2 % et le puits de la Reculannaz à 3,7 %. La commune précise que ces captages se trouvent sur les hauts de la commune et sur le territoire de Montherod.

Le réseau de Montherod est alimenté par les sources de Montherod à 61,6 % et par les sources de la Reculannaz à 38,4 %.

Les deux réseaux partagent donc une ressource, les sources de la Reculannaz. Leurs valeurs sont proches — un degré d’écart, dans la même classe — mais les documents communaux n’établissent aucun lien entre ce partage et cette proximité, et nous n’en avançons pas.

Un réseau qui a changé de composition en deux ans

Les fiches successives publiées par la commune permettent de suivre l’évolution du réseau de Montherod, et elle n’est pas mince.

Année Sources de Montherod Sources de la Reculannaz Prélèvements annuels
2023 81,3 % 18,7 % 22
2025 61,6 % 38,4 % 31

En deux ans, la part des sources de Montherod recule de 19,7 points de pourcentage au profit de celles de la Reculannaz, qui double presque. Le nombre de prélèvements annuels passe de 22 à 31.

La commune ne publie pas la cause de ce basculement, et nous n’en avançons aucune. Nous constatons l’évolution telle qu’elle apparaît dans les deux documents.

Ce déplacement mérite d’être relevé pour une raison précise : les sources de la Reculannaz sont aussi la ressource principale du réseau d’Aubonne, dont elles fournissent 80,1 %. Les deux réseaux de la commune s’appuient donc de plus en plus sur le même ensemble de captages.

Nous ne tirons aucune conclusion de cette évolution sur la dureté ou la qualité de l’eau : les documents ne publient pas d’historique des valeurs, seulement des proportions et une moyenne annuelle.

Un épisode bactériologique en 2023

La fiche 2023 du réseau de Montherod signale qu’un contrôle a relevé une analyse au-dessus de la norme, portant sur les entérocoques, et qu’un traitement complet du réseau a été nécessaire.

Cet épisode est documenté dans la fiche de l’année 2023. La fiche 2025 ne le mentionne pas et indique qu’aucun dépassement n’a été observé cette année-là.

Les documents ne permettent pas d’en dire davantage — ni sur les causes, ni sur la suite donnée au-delà du traitement mentionné. Nous le rapportons comme un fait daté, et non comme une situation actuelle.

Une différence bien plus nette que la dureté : le traitement

C’est ici que les deux réseaux divergent vraiment.

Sur le réseau d’Aubonne, la totalité des eaux distribuées est désinfectée par un système ultraviolet. Sur le réseau de Montherod, la commune indique qu’aucune désinfection n’est nécessaire sur l’ensemble des sources à ce jour.

L’écart se retrouve sur les nitrates : 17,7 mg/l à Aubonne contre 11 mg/l à Montherod, pour une valeur maximale admise de 40 mg/l. Les deux restent conformes, mais l’eau de Montherod est nettement moins chargée.

Précisons, comme sur toutes nos pages : les nitrates sont un sujet distinct du calcaire. Un adoucisseur agit sur le calcium et le magnésium ; il ne les retire pas.

Sur le plan microbiologique, aucun dépassement n’a été constaté en 2025 sur l’un ou l’autre réseau : Escherichia coli et entérocoques absents, germes aérobies dans les limites.

Le cas particulier de Pizy

Pizy fait partie de la commune d’Aubonne depuis 2011. Mais sa situation en matière d’eau potable est particulière, et les deux documents communaux ne la mentionnent pas.

Le SIDERE, distributeur de douze localités de La Côte, indique en effet que Pizy est alimentée par le même réseau que Féchy — soit un distributeur entièrement différent des Services industriels d’Aubonne.

Nous n’attribuons pas pour autant à Pizy les valeurs publiées pour Féchy : le SIDERE décrit un réseau commun, il ne publie pas de valeur au nom de Pizy. Les habitants de cette localité ont intérêt à se renseigner directement auprès de leur distributeur.

Le territoire communal d’Aubonne compte donc, en pratique, trois situations d’alimentation distinctes — dont une qui échappe complètement à la documentation communale. Sur cette distinction entre commune, réseau et ressource, voir notre page réseau, commune, ressource ou point de contrôle ?

Ce que 29 à 30 °F changent chez vous

Les deux réseaux se situent dans la catégorie assez dure, qui s’étend de 25 à 32 °fH sur notre échelle. À ce niveau, le calcaire est bien présent : dépôts qui reviennent rapidement sur la robinetterie et les parois de douche, tartre dans la bouilloire et la machine à café, accumulation progressive sur les résistances et dans le chauffe-eau, dosages de lessive plus élevés qu’avec une eau douce.

L’ampleur de ces effets dépend aussi de la température de votre eau chaude, de l’âge de l’installation et de votre consommation.

Du point de vue du calcaire, la différence d’un degré entre les deux réseaux n’a pas de portée pratique. C’est sur le traitement et les nitrates qu’ils se distinguent.

Faut-il un adoucisseur à Aubonne ?

Il n’existe aucun seuil réglementaire au-delà duquel un adoucisseur deviendrait obligatoire.

Ce qui entre en compte : l’âge et l’état de votre installation, votre consommation d’eau chaude, le nombre d’occupants, les appareils que vous souhaitez protéger — chauffe-eau, pompe à chaleur avec production d’eau chaude sanitaire, machine à café — et votre sensibilité aux dépôts.

Un adoucisseur se règle par ailleurs sur une dureté résiduelle, jamais sur zéro. Nous mesurons la dureté sur place avant toute proposition.

Tout savoir sur l’adoucisseur d’eau

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Questions fréquentes

Quelle est la dureté de l’eau à Aubonne ? Elle dépend du réseau : 30,5 °F en moyenne sur le réseau d’Aubonne, 29,5 °F sur le réseau de Montherod, selon les documents communaux portant sur 2025.

Pourquoi deux valeurs pour une seule commune ? Parce que Montherod a fusionné avec Aubonne le 1er janvier 2021, mais que les deux réseaux d’eau restent exploités et documentés séparément.

L’eau est-elle traitée ? Sur le réseau d’Aubonne, la totalité de l’eau est désinfectée par ultraviolets. Sur le réseau de Montherod, la commune indique qu’aucune désinfection n’est nécessaire à ce jour.

Et Pizy ? Pizy fait partie de la commune d’Aubonne depuis 2011, mais le SIDERE indique qu’elle est alimentée par le même réseau que Féchy. Elle ne figure dans aucun des deux documents communaux.

Sources

Commune d’Aubonne, Services techniques et Services Industriels, « Réseau d’Aubonne — Information sur la qualité de l’eau distribuée en 2025 », document du 25 février 2026 — aubonne.ch

Commune d’Aubonne, « Réseau de Montherod — Information sur la qualité de l’eau distribuée en 2025 », document du 25 février 2026 — aubonne.ch

Fusion administrative : décret du Grand Conseil du canton de Vaud du 22 septembre 2020 sur la fusion des Communes d’Aubonne et Montherod, entré en vigueur le 1er janvier 2021.

Historique du réseau de Montherod : Commune d’Aubonne, « Réseau de Montherod — Information sur la qualité de l’eau distribuée en 2023 », document du 25 mars 2024 — aubonne.ch

Alimentation de Pizy : SIDERE, « Qualité de l’eau potable — 12 communes du SIDERE, réseau de distribution pour 2025 » — sidere.ch

Consultées le 05.09.2026.

Atlas de la dureté de l’eau · Canton de Vaud · Faire mesurer mon eau

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