EPUDEHL est un réseau d’une complexité peu commune. Cinq communes du Haut-Lac, des sources qui n’appartiennent jamais à celle qui les consomme, un réservoir détenu en fractions de trentièmes, et un autre situé dans un canton différent.
Cinq communes, une association
L’Association intercommunale pour l’épuration des eaux usées et la distribution d’eau du Haut-Lac réunit Chessel, Noville, Rennaz, Roche et Villeneuve, dans le Chablais vaudois. Son siège est à Noville.
Son rôle est précis, et il explique la structure : elle gère les flux d’eau entre les membres. Chaque commune reste responsable et propriétaire du réseau à l’intérieur de sa localité.
Autrement dit, EPUDEHL n’est pas un distributeur au sens du SIDERE, qui alimente directement chaque abonné. C’est une structure de mise en commun, en amont des réseaux communaux.
Les valeurs documentées
| Commune | Dureté | Classe | Année | Niveau de mesure |
|---|---|---|---|---|
| Noville | 14,1 °f | douce | 2025 | eau consommée sur la commune |
| Chessel | fiche non accessible à ce jour | |||
| Rennaz | fiche non accessible à ce jour | |||
| Roche | fiche non accessible à ce jour | |||
| Villeneuve | fiche non accessible à ce jour | |||
Une seule valeur communale nous est accessible à ce jour. Nous n’étendons pas les 14,1 °f de Noville aux quatre autres communes : bien qu’elles partagent des ressources, chacune exploite son propre réseau interne et les proportions reçues ne sont pas publiées.
Les ressources : personne ne boit sa propre eau
C’est la caractéristique la plus frappante de ce réseau.
La source des Saxelles se trouve sur la commune de Chessel. La source de la Tinière sur celle de Villeneuve. La source des Lizettes sur celle de Roche.
Ces trois sources alimentent le réseau de Noville, qui n’en possède aucune. La mise en commun organisée par EPUDEHL fait que le territoire d’une commune et l’origine de son eau ne coïncident jamais complètement.
C’est exactement la situation que décrit notre page réseau, commune, ressource ou point de contrôle ?
La source des Lizettes et sa station d’ultrafiltration
La source des Lizettes, sur Roche, est karstique — comme le Confin du Renard sur le réseau voisin du SIGE, ce qui implique des variations de qualité d’eau brute marquées.
Elle fait partie du réseau national d’observation de la qualité des eaux souterraines NAQUA.
Son traitement se limitait à une désinfection au chlore gazeux. En 2017, la commune de Roche a mis en service une station de traitement par ultrafiltration membranaire, conçue pour couvrir les besoins des cinq communes en complément des sources gravitaires existantes, avec deux lignes de traitement indépendantes s’adaptant aux variations de sollicitation et de qualité de l’eau brute.
La même année, le réservoir de Roche, vétuste, a été désaffecté.
L’ultrafiltration ne modifie pas la dureté : c’est une barrière physique contre les micro-organismes et les particules. Son effet se lit sur la turbidité — 0,20 UT/F à Noville pour une norme de 0,5.
Deux réservoirs, dont un hors canton
Le réservoir du Pissot, sur la commune de Villeneuve, offre une capacité de 3 000 m³ : 2 000 m³ de réserve alimentaire et 1 000 m³ pour la défense incendie.
Sa propriété est répartie en fractions, ce qui est rare au point de mériter d’être cité : 23/30es à Villeneuve, 5/30es à Rennaz et 2/30es à Roche.
Le réservoir des Requiers, lui, est situé sur la commune de Vouvry, en Valais — mais il est propriété de la commune vaudoise de Chessel. Sa capacité est de 300 m³, dont 150 de réserve alimentaire et 150 pour la défense incendie.
Un réservoir vaudois implanté en Valais, et un autre détenu en trentièmes par trois communes : c’est une démonstration nette qu’un réseau d’eau ne suit ni les frontières communales ni les frontières cantonales.
Des chambres de comptage permettent à EPUDEHL de connaître en permanence la consommation de chacune des communes, afin de facturer l’eau consommée.
Qui analyse l’eau
Les analyses sont réalisées par le SIGE, qui intervient ici comme laboratoire et non comme distributeur — son propre réseau couvre la Riviera, de Vevey à Montreux.
Le laboratoire du Service de l’eau de Lausanne et Viteos jouent un rôle comparable sur d’autres réseaux de l’Atlas : ils analysent sans être distributeurs.
Pour l’année 2025, les échantillons prélevés à Chessel, Noville, Rennaz et Roche ont tous répondu aux exigences légales, en chimie comme en microbiologie.
Faut-il un adoucisseur sur le réseau EPUDEHL ?
Aucun seuil réglementaire ne l’impose.
La seule valeur documentée, à Noville, est de 14,1 °f — une eau douce, sur laquelle un adoucisseur n’a pas d’objet. Nous le disons aussi clairement.
Les quatre autres communes ne publient pas de valeur accessible. Si vous y résidez, la mesure sur place est la seule façon de savoir où vous en êtes — nous la faisons avant toute proposition.
→ Nos modèles d’adoucisseurs · Dépannage et entretien
Sources
Commune de Noville, « Qualité de l’eau potable », données 2025 selon les analyses du SIGE — noville.ch
EPUDEHL, présentation de l’association, des réservoirs et de leur répartition — epudehl.ch
Membratec, « Roche 2017 », station de traitement par ultrafiltration de la source des Lizettes — membratec.ch
Commune de Roche, « Informations qualité de l’eau », édition 2021, pour l’historique du réservoir et de la station — roche-vd.ch
Consultées le 05.09.2026.
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