| Dureté | 14,9 à 26 °fH · moyenne publiée 22 °fH |
| Classes traversées | douce, moyennement dure, assez dure |
| Année des données | 2023, valeurs reprises dans l’information publiée en 2024 |
| Distributeur | Service des énergies de la Ville d’Yverdon-les-Bains |
| Réseau | SAGENORD, dont le Service des énergies est le mandataire |
Quelle est la dureté de l’eau à Yverdon-les-Bains ?
Le Service des énergies publie une fourchette : minimum 14,9 °fH, maximum 26 °fH, moyenne 22 °fH pour l’année 2023, valeurs reprises dans l’information publiée en 2024.
Ce n’est pas une précision de langage. Cette fourchette de onze degrés traverse trois catégories de notre échelle : douce jusqu’à 15 °fH, moyennement dure de 15 à 25, assez dure au-delà. Selon le moment et l’endroit du réseau, l’eau yverdonnoise relève donc de l’une ou de l’autre.
Dire « l’eau d’Yverdon est moyennement dure » serait vrai pour la moyenne et faux pour les extrêmes. Nous conservons la fourchette telle qu’elle est publiée.
D’où vient l’eau d’Yverdon-les-Bains
Le réseau combine plusieurs ressources, dans des proportions que le Service des énergies détaille dans son information 2024.
Le pompage représente 59 % de l’eau potable consommée annuellement. Les sources du Cossaux, acquises par la Ville au XIXe siècle et recaptées par forage en 2003, en fournissent 27 %. La station de pompage et de traitement de Bellerive, à Grandson, assure l’approvisionnement en temps de crise et fournit 9 % du volume. Enfin, les échanges avec les associations voisines, l’ARRIBRU et l’AIVB, comptent pour 5 %.
C’est cette combinaison mouvante qui explique l’amplitude de la fourchette : le réseau ne distribue pas la même eau selon la part de chaque ressource.
La ville est par ailleurs au cœur de SAGENORD, la Société Anonyme de Gestion des Eaux du Nord Vaudois, constituée en 2009 pour la région Yverdon-les-Bains – Grandson. Le Service des énergies en est le mandataire et établit chaque année le programme de prélèvements, sur la base d’une analyse des risques du réseau et de la directive W12 de la SSIGE. Le périmètre complet et les ressources de ce réseau figurent sur notre page consacrée au réseau SAGENORD.
Fer et manganèse : pourquoi l’eau prend parfois une teinte brune
Le Service des énergies signale la présence de précipités d’oxydes métalliques composés de fer et de manganèse dans le réseau de transport en provenance des puits d’Onnens.
Même à très faibles doses, ces oxydes forment une couche noire sur les canalisations. Lorsqu’elle se détache, elle donne à l’eau un aspect brun. Des purges ont été réalisées ponctuellement sur le réseau pour y remédier.
Ce phénomène n’a rien à voir avec le calcaire, et un adoucisseur ne le traite pas. Le fer et le manganèse relèvent d’une autre technologie, et il s’agit ici d’un problème de réseau de transport, pris en charge par le distributeur.
Le Service des énergies indique par ailleurs que, comme sur tout le Plateau suisse, la présence de chlorothalonil est constatée. Un adoucisseur n’agit pas davantage sur les métabolites de pesticides : le traitement éventuel doit être choisi en fonction du composé visé et de la technologie adaptée et certifiée pour celui-ci.
Hors de ces points, aucun dépassement des normes n’a été décelé en 2024, ni en microbiologie ni en chimie.
Ce que cette fourchette change chez vous
À 14,9 °fH, l’eau est douce : peu de dépôts, savon qui mousse facilement. À 26 °fH, elle est assez dure : traces plus marquées sur la robinetterie et les parois, tartre plus rapide dans la bouilloire et sur les résistances.
Onze degrés d’amplitude ont une conséquence pratique : les réglages de lave-vaisselle et les dosages de lessive adaptés en période basse ne le sont plus en période haute.
Faut-il un adoucisseur à Yverdon-les-Bains ?
Aucun seuil réglementaire ne l’impose.
Ici, l’élément spécifique n’est pas tant le niveau que la variation : un réseau qui passe de l’eau douce à l’eau assez dure selon la ressource dominante. Un adoucisseur correctement dimensionné délivre une dureté constante toute l’année, ce qui est son intérêt principal dans ce cas de figure.
Cela reste une décision qui dépend de l’âge et de l’état de votre installation, de votre consommation d’eau chaude, du nombre d’occupants et des équipements que vous souhaitez protéger. Nous mesurons la dureté chez vous avant toute proposition — sur un réseau à fourchette large, c’est indispensable.
→ Tout savoir sur l’adoucisseur d’eau
Dépannage et entretien à Yverdon-les-Bains
Nous intervenons sur les installations existantes, toutes marques comprises, y compris celles que nous n’avons pas posées. Dépannage et entretien
Sur le même réseau, des valeurs différentes
Ependes est alimentée entièrement par SAGENORD et publie pourtant sa propre valeur, 24 °fH — supérieure à la moyenne du réseau. La valeur d’un réseau et celle d’une commune ne se confondent pas.
Grandson, où se trouve la station de Bellerive, va plus loin encore : deux réseaux et deux duretés, 23,5 et 33,1 °fH.
Questions fréquentes
Quelle est la dureté de l’eau à Yverdon-les-Bains ? Entre 14,9 et 26 °fH, avec une moyenne publiée de 22 °fH pour l’année 2023, valeurs reprises dans l’information publiée en 2024.
Pourquoi une fourchette aussi large ? Parce que le réseau combine plusieurs ressources — pompage, sources du Cossaux, station de Bellerive, échanges avec l’ARRIBRU et l’AIVB — dans des proportions variables.
Pourquoi l’eau est-elle parfois brunâtre ? Le distributeur l’attribue à des précipités d’oxydes de fer et de manganèse formés dans le réseau de transport depuis les puits d’Onnens, qui se détachent ponctuellement. Des purges sont effectuées.
Source : Ville d’Yverdon-les-Bains, Service des énergies, « Qualité de l’eau potable en 2024 » — yverdon-energies.ch — consulté le 05.09.2026. Données de l’année 2024, dernière publication retrouvée à cette date.
Atlas de la dureté de l’eau · Canton de Vaud · Faire mesurer mon eau
