Montreux est la commune la plus complexe de tout l’Atlas. Le SIGE y publie trois réseaux distincts, aux duretés différentes, auxquels s’ajoutent une trentaine de sources secondaires alimentant les hauts de la commune.
Les trois réseaux de Montreux
| Réseau | Minimum 2025 | Médiane 2025 | Maximum 2025 | Classe de la fourchette |
|---|---|---|---|---|
| Inférieur | 15,1 | 15,8 | 16,5 | moyennement dure |
| Moyen | 20,8 | 23,9 | 27,9 | moyennement à assez dure |
| Supérieur | 21,7 | 22,2 | 23,9 | moyennement dure |
Valeurs en degrés français, relevées en 2025 aux points de contrôle du réseau. Aucune moyenne n’a été calculée entre les trois réseaux : ce sont trois eaux différentes.
Le SIGE publie par ailleurs une colonne de moyennes portant sur les dix dernières années : 18,6 °fH pour le réseau inférieur, 29,5 pour le moyen, 22,2 pour le supérieur. Ces moyennes décennales sortent parfois de la fourchette 2025 — ce sont deux périodes de mesure différentes, et il ne faut pas les confondre.
Le réseau moyen, le plus calcaire et le plus variable
C’est le réseau moyen qui concentre l’intérêt. Le SIGE indique qu’il est principalement alimenté par la source du Confin du Renard, située au-dessus de Grandchamp.
Cette source est la plus calcaire et la plus instable de tout le réseau : en 2025, elle a été mesurée entre 21,1 et 35,1 °fH, soit quatorze degrés d’amplitude, traversant trois catégories — moyennement dure, assez dure, puis dure. Le distributeur l’attribue à son origine karstique : une eau plutôt dure, avec des variations parfois marquées.
Le SIGE précise que le Confin du Renard alimente approximativement la zone comprise entre l’autoroute et les voies de chemin de fer, de Veytaux à Clarens.
Ces 35,1 °fH sont une mesure de la ressource, pas la dureté de Montreux ni même celle du réseau moyen, dont le maximum 2025 s’établit à 27,9 °fH. Entre la source et le robinet, il y a un mélange. Sur cette distinction, voir notre page réseau, commune, ressource ou point de contrôle ?
Conséquence pratique pour les habitants de ce secteur : l’eau ne se comporte pas de la même façon toute l’année, et les réglages de lave-vaisselle ou les dosages de lessive adaptés au printemps peuvent ne plus l’être en période haute.
Le réseau inférieur, le plus doux
Avec une fourchette 2025 de 15,1 à 16,5 °fH, c’est le secteur le moins calcaire de la commune, tout juste au-dessus de la limite de l’eau douce.
Le SIGE indique que les bords du lac, entre Veytaux et Clarens, sont couverts pour l’essentiel par la source du Bouveret supérieur, l’une des deux ressources les moins calcaires du réseau avec l’eau du Léman. C’est aussi l’une des rares ressources injectées sans aucun traitement, le distributeur estimant la qualité de l’eau excellente en l’état.
Le réseau supérieur et les hauts de la commune
Le réseau supérieur affiche la fourchette la plus resserrée des trois, de 21,7 à 23,9 °fH : une eau moyennement dure et prévisible.
Le SIGE indique que les hauts de la commune de Montreux sont notamment alimentés par une trentaine de sources de moindre importance, qui complètent les ressources principales et alimentent des endroits plus isolés. Le réseau de Glion est par ailleurs complété par la grande source des Avants.
Ce que cela change selon votre secteur
Un habitant de Clarens, au bord du lac, et un habitant du secteur alimenté par le Confin du Renard ne reçoivent pas la même eau : près de treize degrés séparent le minimum du réseau inférieur du maximum du réseau moyen.
Autour de 16 °fH, le calcaire reste discret : quelques traces sur la robinetterie, un entartrage lent du chauffe-eau. Autour de 28 °fH, les dépôts deviennent nettement plus rapides sur les résistances, dans la bouilloire et le chauffe-eau, et les dosages de produits ménagers plus élevés.
Avant toute décision, il faut donc savoir de quel réseau dépend votre adresse.
Nitrates et micropolluants
Les nitrates sont bas sur les trois réseaux : médianes 2025 de 3,1 mg/l en inférieur, 2,2 en moyen et 2,2 en supérieur, pour une valeur maximale admise de 40 mg/l. Le SIGE l’explique par le fait que les zones d’alimentation de ses sources ne sont pas en zone d’agriculture intensive.
Concernant le 1,2,4-triazole, le SIGE apporte une précision qui intéresse directement Montreux : dans son réseau, cette substance n’est détectée que dans les secteurs où l’eau du lac est mélangée aux eaux de sources, et les concentrations dépendent de la proportion d’eau du lac. Selon l’Office de la consommation et l’analyse de risques du Swiss Centre for Applied Human Toxicology, les concentrations observées ne présentent pas de risque pour la santé, y compris pour les groupes vulnérables.
Un adoucisseur n’agit ni sur les nitrates ni sur ce composé : il traite le calcium et le magnésium. Le dossier complet figure sur notre page consacrée au 1,2,4-triazole dans l’eau potable romande.
Faut-il un adoucisseur à Montreux ?
Aucun seuil réglementaire ne l’impose.
À Montreux plus qu’ailleurs, la question n’a pas de réponse communale : elle dépend du réseau qui vous alimente. Dans le secteur du Confin du Renard, deux éléments se cumulent — une dureté élevée et une forte variabilité. Sur le réseau inférieur, la situation est tout autre.
S’y ajoutent l’âge et l’état de votre installation, votre consommation d’eau chaude, le nombre d’occupants et les appareils que vous souhaitez protéger. Nous mesurons la dureté sur place avant toute proposition — sur une commune à trois réseaux, c’est la seule façon de travailler correctement.
→ Tout savoir sur l’adoucisseur d’eau
Dépannage et entretien à Montreux
Nous intervenons sur les installations existantes, toutes marques comprises, y compris dans les immeubles et les PPE. Dépannage et entretien
Sur le même réseau et ailleurs
Le détail des ressources et des traitements figure sur notre page consacrée au réseau du SIGE.
Vevey, voisine, ne compte que deux réseaux mais présente un contraste comparable entre le bas et le haut de la commune.
Hors Riviera, Oron est l’autre grande commune à secteurs multiples, avec cinq valeurs distinctes.
Questions fréquentes
Quelle est la dureté de l’eau à Montreux ? Elle dépend du réseau : 15,1 à 16,5 °fH en réseau inférieur, 20,8 à 27,9 en réseau moyen, 21,7 à 23,9 en réseau supérieur, selon les relevés 2025 du SIGE.
Pourquoi le réseau moyen varie-t-il autant ? Le SIGE indique qu’il est principalement alimenté par la source du Confin du Renard, d’origine karstique, mesurée entre 21,1 et 35,1 °fH en 2025.
Comment savoir de quel réseau je dépends ? Le SIGE situe la zone du Confin du Renard entre l’autoroute et les voies de chemin de fer, de Veytaux à Clarens, et les bords du lac sur le Bouveret supérieur. En cas de doute, le distributeur peut vous le confirmer.
Source : SIGE, « Information sur la qualité de l’eau distribuée en 2025 », document du 23 mars 2026 — document publié par la Ville de Vevey. Consulté le 05.09.2026.
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